transparence

 

Je parcours le marais en quête d'horizon, de soleil et de vent...

Les reflets portés par l'eau se perdent dans le mirage de ses transparences et les saules, tels les cygnes noirs d'un ballet, restent figés dans un geste que le miroir de l'onde rend éternel.

Sur l'eau morte, des barques, pesantes comme le silence, signent l'immobilité des lieux. Bientôt, elles retrouveront le fleuve, et le bruissement des rames dans l'eau rejoindra au loin le clapotis des rives.

Je me perds lentement, l'âme noyée dans une torpeur infinie, ne sachant plus si le ciel est en moi ou si je suis dans le ciel, chevauchant les nuages qui poursuivent l'horizon.

Et bien avant d'atteindre le rivage, je perdrai mon chemin et me diluerai comme la première lueur du matin se dilue sur la plage.