Fugues

22 janvier 2012

Les personnes toxiques : le Snob


Il ne vous aime que si vous détestez les mêmes gens que lui. Il ne veut connaître que des gens qui ne souhaitent pas le connaître, lui.

Il est à ce point conscient des classes sociales qu'il n'a pas de classe et que tout le monde en est conscient.

Il lui faudrait une chirurgie du visage pour le débarrasser de son air hautain.

Il porte la tête tellement haut qu'il a une double nuque.

Le Snob est prétentieux, pharisien, superficiel, arrogant, dépréciateur, prompt à juger, distant, inquiet, faible, rosse, fermé, égoïste, hostile, intimidant, égotiste, chicanier, pointilleux, inamical, rigide, déraisonnable, condescendant, irrespectueux, mesquin, grossier et satisfait de lui.

Le Snob se comporte comme s'il était supérieur à tout le monde. Il essaie de se donner de l'importance parce que, au fond de lui, il éprouve de l'insécurité. Pour avoir l'impression de valoir quelque chose, il émaille toujours sa conversation de noms de gens importants et il fréquente les endroits chic. Si vous ne faites pas partie des gens en vue, il ne vous saluera même pas. Il se promène le nez en l'air, vous ignorant si vous n'êtes pas in. Condescendant, le Snob vous parle comme à un enfant. On le trouve souvent dans des clubs réservés aux snobs, où l'on ne vous laissera entrer que si vous avez l'apparence voulue, si vous êtes populaire ou si vous avez assez d'argent pour soudoyer le portier. Le Snob a désespérément besoin de ces clubs pour sentir qu'il est une personne à part entière.

Le Snob est d'humeur instable et insiste pour qu'on lui accorde un traitement spécial. Dans les files d'attente, il passera devant vous et se comportera comme un enfant gâté, sans considération pour personne. Son attitude de supériorité masque son complexe d'infériorité et son insécurité ; en fait, son ego est extrêmement fragile.

Parfois, le Snob n'a pas d'argent mais occupe une position qui le met en contact avec les gens riches et célèbres. C'est souvent le cas à Beverly Hills, par exemple, où les assistants des célébrités se comportent parfois comme s'ils en étaient eux-mêmes.

Dans le film Pretty woman, Julia Roberts, habillée pauvrement, entre dans une élégante boutique de Rodeo Drive à Beverly Hills. Les vendeuses snobs la traitent comme une rien du tout, la croyant pauvre. Ayant moi-même été victime de tels comportements à Beverly Hills, je puis vous assurer que cette scène fictive est malheureusement fréquente dans la réalité.

Même si ces vendeuses ne pourraient jamais se payer les vêtements qu'elles vendent, elles sont l'exemple typique des Snobs et elles ne sont appréciées de personne.

Technique à utiliser pour neutraliser l'acidité de ces personnes afin qu'elles deviennent moins toxiques pour vous :

Quand le Snob commence à vous montrer qu'il vous est supérieur, recourez à la technique de l'interrogation calme. Posez-lui des questions pour qu'il s'aperçoive qu'il est absurde de sa part de traiter les autres sans respect. Des questions comme : "Qu'est-ce qui te fait croire que tu vaux plus que les autres ?" ou "Pourquoi refuses-tu de parler à ce type de personnes ?" le désarçonneront, car il ignore absolument comment y répondre.

La technique de l'affrontement coupe généralement le sifflet au Snob. Dans le film Pretty woman, Julia Roberts, habillée comme une princesse, retourne au magasin où les vendeuses l'avaient snobée et leur dit : "Vous rappelez-vous comment vous m'avez traitée quand je suis venue ici ?". Elle leur montre ensuite toutes les emplettes qu'elle vient de faire et ajoute : "Vous n'auriez pas dû !". Avec un sourir narquois, Julia sort du magasin ; les vendeuses qui gagnent leur vie grâce aux commissions sur les ventes qu'elles font, regrettent de s'être comportées en snobs et d'avoir perdu tout cet argent. L'affrontement avec le Snob est presque jouissif, car il ne s'y attend jamais, et votre audace a l'effet d'un choc sur lui.

Si vous en avez assez des valeurs creuses du Snob et de leurs amis superficiels, coupez-les de votre vie. Les personnes qui se croient supérieures à vous et qui ne fréquentent que des gens qui renforcent leur estime de soi sont indignes de vous.

Lillian Glass

 

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13 décembre 2011

La laurier


Le laurier est lié, comme toutes les plantes qui demeurent vertes en hiver, au symbolisme de l'immortalité ; symbolisme qui n'était sans doute pas perdu de vue par les Romains lorsqu'ils en firent l'emblème de la gloire, aussi bien des armes que de l'esprit. Le laurier passait en outre, autrefois, pour protéger de la foudre : qualité corrélative de la première.

Ce symbolisme d'immortalité est également connu en Chine : la lune, assure-t-on, contient, un laurier et un Immortel. C'est au pied du laurier (plante médicinale) que le lièvre de la lune broie les simples, dont il extrait la drogue d'immortalité.

Arbuste consacré à Apollon, il symbolise l'immortalité acquise par la victoire. C'est pourquoi son feuillage sert a couronner les héros, les génies et les sages. Arbre apollinien, il signifie aussi les conditions spirituelles de la victoire, la sagesse unie à l'héroïsme.

En Grèce, avant de prophétiser, la Pythie et les devins mâchaient ou brûlaient du laurier qui. consacré à Apollon, possedait des qualités divinatoires. Ceux qui avaient obtenu de la Pythie une réponse favorable s'en retournaient chez eux avec une couronne de laurier sur la tête. Le laurier symbolisait les vertus apolliniennes, la participation à ces vertus par le contact avec la plante consacrée et, en conséquence, une relation particulière avec le dieu, qui assurait sa protection et communiquait une partie de ses pouvoirs. Comme le lait, il manifeste l'association symbolique : immortalité, connaissance secrète.

En Afrique du Nord, chez les Beni Snus, c'est d'une baguette de laurier-rose que s'arment les porteurs de masque, lors des cérémonies saisonnières. Le choix de cet arbuste n'est pas indifférent. Il affectionne les lieux humides et les paysans lui attribuent de nombreuses vertus purificatives... Une fois consacrés par le contact avec le sang d'une victime, ces rameux sont le signe tangible du contrat passé entre les hommes et les invisibles et, de ce fait, sont devenus des talismans protecteurs écartant toutes les forces malfaisantes.

 

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06 décembre 2011

Se détacher du passé

Il peut sembler presque impossible de se détacher de son passé : comment se défaire d'une chose qui fait tant partie de soi ? Et d'abord pourquoi s'en détacher ? N'est-on pas ce que l'on est à cause de son passé ? La réponse à cette dernière question, c'est la raison pour laquelle il faut se détacher de son passé. Certes, on est dans une grande mesure ce que l'on est à cause de tout ce qui est arrivé dans le passé. Mais on est aussi davantage que cela : ce n'est que dans le présent que l'on peut être ce que l'on est. S'accrocher à son passé pour s'affirmer ou se trouver des excuses dans le présent est aussi dangereux que de vivre projeté dans un avenir illusoire. Aucun de ces deux comportements ne laisse la place à la réalité de ce que nous sommes : aucun ne dépend de nous.

Se détacher de son passé ne signifie pas l'oublier. Vos souvenirs font partie de vous-même, mais ils ne constituent pas la réalité de ce que vous êtes dans l'instant présent. C'est dans le présent que vous pouvez faire des choix, pas dans le passé. Autrement dit, vous ne pouvez pas être tenu pour responsable de choses qui échappent à votre maîtrise. Et votre passé vous échappe totalement : il est passé. Vous ne pouvez pas retourner en arrière pour le changer. Voilà pourquoi il est important de vous détacher et d'aller de l'avant.

Rien ne peut vous bloquer de façon aussi efficace que le fait de traîner votre passé avec vous. Il peut être utile de vous représenter votre passé comme une énorme poubelle emplie de bon et de mauvais. Le fait de la trimbaler sur vos épaules ne fait que vous alourdir et gêner vos mouvements présents. Sous le poids d'un lourd fardeau, vous ne pouvez pas donner le meilleur de vous-même. Laissez tomber votre sac, ouvrez-le et triez-en le contenu avec soin. Tâchez de séparer le bon - auquel vous attachez de la valeur - du mauvais - que vous détestez. Soyez objectif : vous constaterez souvent qu'une chose perçue a priori comme « mauvaise » a eu des effets bénéfiques tandis qu'une autre, appréciée au départ comme « bonne », n'a déclenché que des résultats négatifs. Honorez tout votre passé ; c'est lui tout entier qui vous a amené là où vous en êtes aujourd'hui. Retenez ce dont vous avez réellement besoin et détachez-vous avec amour de tout le reste. Dorénavant, vous n'avez plus besoin de le transporter sur votre dos partout où vous allez. Autre image : voyez votre passé comme un manteau que vous portiez quand vous étiez enfant ; à l'époque, il vous allait bien et vous tenait chaud, il vous servait à quelque chose. Mais vous avez grandi, il ne vous va plus et ne saurait vous tenir chaud. Pourquoi continuer à vous en encombrer ?

Nous l'avons dit plus haut : il est impossible de retourner en arrière pour changer son passé ; ce que l'on peut changer aujourd'hui, c'est l'influence que le passé a sur soi maintenant, dans le présent. Pour cela, il faut cesser de vouloir faire du passé ce qu'il n'a pas été. Si l'on vous a maltraité, rejeté ou mal aimé dans le passé, cessez de vous faire rejeter, maltraiter ou mal aimer dans le présent. Ce n'est que si vous êtes embourbé dans votre passé que vous continuerez à en répéter les schémas dans le présent. Pour vous libérer de ces schémas, il faut vous détacher. Vous aurez peut-être du mal à vous aimer vous-même si vous ne vous êtes jamais senti aimé ; c'est difficile, mais ce n'est pas impossible. Si vous laissez à votre passé le soin d'écrire le scénario de votre vie présente, prenez-en la responsabilité. C'est vous qui vivez votre vie et vous êtes plus que ce que vous étiez naguère. Faites de votre mieux. Détachez-vous de tout ce qui vous retient. Soyez libre. Votre passé est une prison mais vous en détenez la clé ; vous pourrez en sortir dès que vous choisirez de vous détacher.

La façon la plus efficace de se détacher de son passé est peut-être de prendre conscience de l'enfant qui est en nous, et d'apprendre à le materner.


Suzanna Mc Mahon

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29 novembre 2011

Qui suis-je ?

Je suis né en 466.

Je devins le premier souverain catholique de l'Occident, et le premier roi des Francs.

C'est à moi qu'on doit l'histoire du vase de Soissons.

Je suis mort à Paris à 45 ans.

Qui suis-je ?

 

Réponse :

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Clovis Ier

 

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24 novembre 2011

Les personnes toxiques : Le Pharisien

Le Pharisien se croit plus catholique que le pape.

Il ne lui manque que quelques défauts de plus pour être parfait.

Le Pharisien est entêté, dominateur, dogmatique, prompt à juger, rigide, hypocrite, condescendant, fermé, ennuyeux, chicanier, égoïste, snob, prétentieux, primitif, déraisonnable, négatif, obstiné, critique, tatillon, superficiel, injurieux, mesquin et je-sais-tout.

Juché sur son piédestal, le Pharisien se croit parfait et vous regarde de haut. C'est une personne rigide, collet monté et prompte à juger, qui attend des autres qu'ils vivent selon son code d'éthique. Par exemple, le Pharisien prend parfois de baut quiconque fume, boit, a des relations sexuelles avant le mariage, blasphème ou n'est pas aussi soigné de sa personne ou organisé que lui. Généralement, il est rempli de colère, de dédain et de dégoût, car il a peu de tolérance envers les autres. Perfectionniste et pointilleux, il n'aime que peu de choses et peu de gens. Son attitude ressemble à celle du Fanatique, du Tyran et du Dominateur.

Il faut faire tout à sa façon.

Il est extrêmement difficile de traiter avec le Pharisien, encore plus de vivre avec lui, car rares sont ceux qui sont à la hauteur de ses attentes. Menant une existence malheureuse, il n'arrive jamais à se détendre et à profiter de la vie.

Il s'impose une certaine rigidité pour ne pas montrer qu'il est imparfait. Puisque le Pharisien, après tout, est un être humain comme tout le monde, sujet à l'erreur et à des désirs susceptibles d'ébranler ses assises morales fragiles, il finit par se trouver hypocrite. Dès lors, il éprouve pour lui-même des sentiments ambivalents qui le dévalorisent à ses propres yeux.

Technique à utiliser pour neutraliser l'acidité de ces personnes afin qu'elles deviennent moins toxiques pour vous :

Avec le Pharisien, utilisez d'abord la technique de l'interrogation calme pour lui montrer qu'il est imparfait et rigide.

Quand un Pharisien vous attaque, vous devez l'attaquer en retour, au moyen de la technique du miroir et de celle de la furie.

L'une de mes clientes a recouru à un traitement de choc pour remettre une Pharisienne à sa place. Après avoir imité son comportement détestable, ce qui a presque donné une crise cardiaque à la Pharisienne, ma cliente lui est tombée dessus à bras raccourcis, lui disant de commencer par enlever la poutre de son ceil avant de juger les autres. Cette Pharisienne, habituée à juger et à critiquer les autres, était ébranlée quand ceux-ci lui rendaient la pareille. Ce traitement de choc lui a permis d'être plus tolérante avec autrui et de faire son auto-analyse.

Toutefois, si le Pharisien est en position d'autorité et que vous considérez comme trop dangereux d'utiliser la technique du miroir ou celle de la furie, recourez à celle du fantasme pour vous aider à traverser les moments que vous devez passer en sa compagnie.

Lilian Glass

 

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22 novembre 2011

Le Temps et l'Eternité

FV-Doubs à Novillars0970

 

On apprend l'eau - par la soif

La terre - par les mers qu'on passe

L'exaltation - par l'angoisse -

La paix - en comptant ses batailles -

L'amour - par une image qu'on garde

Et les oiseaux - par la neige

Emily Dickinson

 

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19 novembre 2011

Le Chacal

Parce qu'il hurle à la mort, rôde autour des cimetières et se nourrit de cadavres, le chacal est un animal de mauvais augure, au même titre que le loup. Dans l'iconographie hindoue, il sert de monture à Devi sous son aspect sinistre.

Certains textes de même origine en font un symbole du désir, de l'avidité, de la cruauté, de la sensualité, en somme des sentiments et des sensations exacerbés.

Le chacal a été considéré comme le symbole du dieu égyptien Anubis, qui était censé s'incarner dans un chien sauvage et qui est représenté d'habitude avec une tête de chacal. En réalité, le vrai chacal n'existait pas en Égypte, il s'agissait de chiens errants, bêtes aux faux airs de loup, aux grandes oreilles pointues et au museau effilé, aux membres grêles, à la queue longue et touffue. Ils étaient réputés pour leur vélocité agressive et rôdaient dans les montagnes et les cimetières. Anubis, dieu destiné aux soins des morts, veillait sur les rites funéraires et le voyage vers l'autre monde ; on le nommait le seigneur de la nécropole. Son sanctuaire le plus célèbre se trouvait à Cynopolis, la cité des chiens.

Le chien-chacal-psychopompe symbolise la mort et les errances du défunt tant qu'il n'est pas arrivé jusqu'à la vallée de l'immortalité. Il ne serait pas exact, malgré des analogies superficielles, de le confondre avec le Cerbère des enfers.

 

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18 novembre 2011

Renoncer à nos défenses psychologiques


Nous avons tous des défenses psychologiques. Elles servent à nous protéger de ce que nous ne pouvons pas assumer. De même que le corps perd conscience lorsqu'il souffre d'un traumatisme (afin de se protéger d'une souffrance excessive), de même nous élevons des défenses pour nous protéger des souffrances morales accablantes. La comparaison va plus loin : la perte de conscience ne protège le corps que momentanément ; au-delà d'un certain délai, le coma devient dangereux, voire mortel ; de même, l'abus de défenses devient tôt ou tard affectivement létal. Le recours aux défenses crée à la longue une dépendance qui, comme toutes les drogues, nous empêche de rester en contact avec la réalité.

Que sont les défenses ? Les plus courantes sont la négation du réel, la répression des sentiments, le rejet de responsabilité sur des facteurs extérieurs, la justification abusive et l'intellectualisation. Elles nous permettent d'expliquer des comportements que nous refusons de remettre en cause. Elles nous aident à sauver la face, vis-à-vis de nous-mêmes comme vis-à-vis des autres, quand nous sommes incapables de voir ou d'accepter les choses telles qu'elles sont. Elles tendent à masquer la vie et à nous fournir des excuses pour nous montrer désagréables dans nos pensées, nos sentiments ou nos comportements. Nous faisons appel à nos défenses quand nous refusons de remédier à nos imperfections. Elles nous servent à nier que la vie est pénible, que la mort existe, que nous possédons tous un mauvais côté qui nous déplaît. Nous avons recours à nos défenses quand nous sommes acculés à reconnaître que nous ne sommes pas parfaits, que la vie est injuste, que nous nous sentons faibles et sans ressource. Plus nous faisons appel à elles et plus nous avons besoin d'elles. Les défenses sont une drogue : elles ne tardent pas à prendre le contrôle de notre personnalité et nous nous apercevons bientôt que nous ne pouvons plus nous passer d'elles. Elles deviennent une habitude inconsciente.

Quel est l'antidote contre les défenses? Comment cesser de les utiliser, alors que nous ne sommes pas toujours conscients de nous en servir ? D'abord, prenons nos responsabilités : acceptons le fait que nous sommes humains et que nous ne saurions être parfaits ; il nous arrive de commettre des erreurs, nous avons des mauvais côtés, des ombres qui nous hantent. Nous faisons parfois des choses mal, des choses bêtes et des choses qui font mal. Nous en sommes tous là. Une des grandes ironies de la vie, c'est que les gens qui nous connaissent le mieux sont conscients de nos limites et percent à jour nos défenses. Une autre ironie, c'est que, une fois que nous reconnaissons l'existence secrète de notre mauvais côté, celui-ci perd la plus grande partie de son empire sur nous. Se prendre en charge, c'est une façon de reconnaître qu'il nous arrive de commettre des fautes.

Comme nos défenses fonctionnent pour nous éviter les souffrances de la réalité, la deuxième façon de se passer d'elles consiste à accepter la souffrance. Il est inutile de nier, de réprimer ou de justifier abusivement quelque chose que l'on admet et que l'on accepte. L'acceptation fournit la force nécessaire pour surmonter la souffrance. Il faut beaucoup moins d'énergie pour reconnaître que l'on souffre et pour affronter la souffrance que pour nier celle-ci ou intellectualiser ce que nous ressentons. Ce n'est pas de la faiblesse que de ressentir la souffrance : c'est humain.

Une fois que vous vous assumez et reconnaissez que vous ressentez de la douleur, vous vous libérez des exigences imposées par vos défenses. Les mécanismes de défense ne fonctionnent bien que dans la mesure où nous n'en sommes pas pleinement conscients. Pour qui s'assume et assume ses comportements, point n'est besoin de défenses. En reconnaissant ses faiblesses et en acceptant le caractère faillible de la nature humaine, on se donne la possibilité de renoncer à ses défenses. On cesse d'en avoir besoin pour se protéger. On devient assez fort pour assumer sa souffrance. Devenir conscient de ce que l'on fait et de la façon dont on édifie des défenses, cela fait partie de l'estime de soi. Et l'estime de soi, c'est se défaire de tout ce qui entrave notre connaissance de nous-mêmes, par exemple nos défenses.      

Suzanna Mc Mahon

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13 novembre 2011

La Belle-Dame (Cynthia cardui)

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Aussi appelé Vanesse des chardons, c'est un papillon de la famille des Nymphalidae, présent dans toute la France métropolitaine depuis le paléolithique.

Papillon aux ailes à dominante rouge-tuile clair tachées de brun foncé. La pointe des ailes antérieures est marquée de noir et de blanc et le bord arrière est rectiligne. Les antennes sont en forme de petites massues renflées. Il a une envergure de 50 à 60 mm.  On le rencontre de mai à octobre dans presque tous les milieux, quoique plus rarement dans les forêts.

C'est un papillon migrateur sous nos climats : la 2ème génération annuelle cherche à repasser les Alpes en automne, mais meurt massivement lors de cette tentative. Ces papillons volent très rapidement, mais s'attardent en grand nombre sur les fleurs des pentes ensoleillées.

Ils pondent leurs oeufs sur les chardons de préférence, mais aussi sur les orties les bardanes, les mauves, les cardères et les tussilages.

 

belle-dame

Selon les intempéries et les aléas de la migration depuis le sud, on voit se former deux générations de chenilles (juin-juil, et août-sept.). La chenille, noirâtre à vert-gris, tachée de clair, est pourvue de piquants jaunâtres. Elle est brun rougeâtre sous la ligne jaune qui parcourt son côté. Longue de 3,5 cm, elle tisse de soie les bords des feuilles de la plante hôte pour s'en faire un cocon protecteur.

La chrysalide, grise ou verte avec des taches dorées, y est attachée la tête en bas. La Belle-dame sort environ deux semaines plus tard.

 

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12 novembre 2011

Le Système de l'Exclusif

Le "Système de l'Exclusif" était un régime commercial imposé par les grandes métropoles (Espagne, Angleterre, France) à leurs colonies, aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Ce système reposait sur l'idée que les colonies étaient uniquement destinées à assurer l'enrichissement de la métropole. Celle-ci monopolisa ainsi toutes les relations commerciales avec ses colonies : les produits et les esclaves (trafic frutueux entre tous !) qui entraient dans la colonie, devaient obligatoirement provenir de la métropole ou être transportés sur des navires nationaux. La colonie n'avait pas le droit d'entretenir un commerce direct avec des colonies étrangèrres, ni de développer sa propre industrie, laquelle pouvait concurrencer celle de la métropole.

Ce système permit l'accumulation de capitaux dont l'abondance fut un des facteurs de la révolution industrielle dans les puissances colonisatrices...

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