cathédrale

 

On pénètre ici comme dans l'ombre et la fraîcheur d'une cathédrale.

Les sapins, debout contre le ciel, dressent d’innombrables nefs. Dans la futaie, la lumière s'infiltre, plus légère, plus mystérieuse, et l'âme se répand jusqu'à ces voûtes qu'un rayon de soleil perce parfois.

Par delà le chuchotement du ruisseau, le silence vibre d'un faible bourdonnement d'insectes.

Dans ce monde hors du monde, on s'installe dans l'immensité... et soudain l'on découvre, sous l'apparente immobilité des choses, la mouvante variété des couleurs et des formes.

Ô cathédrale à ciel ouvert ! Que l'invisible main qui trace lentement les arabesques des cimes, donne à l'élan gothique de ton abside une place dans la lumière et force à travers le visible notre passage vers l'invisible.