Fugues

Pour fuir le quotidien quand il devient trop pesant...

10 mars 2007

Les rêves : le complexe d'Oedipe

Rappelons-nous le complexe dOedipe classique :

- le garçon désire l'amour exclusif et total de sa mère; de ce fait, il cherche à "éliminer" son père, qui est son rival dans cet amour. Il tente d'éliminer son père en devenant plus fort que lui, plus beau que lui;  mais également en s'identifiant à son père, en devenant une "copie" de son père, forcément plus jeune et donc capable, croit-il, d'attirer davantage l'amour de sa mère.

- la fille désire être la seule à être "remarquée " par son père, la seule à en être aimée. Sa rivale - sa mère - doit donc être éliminée. La fille essaye d'être plus jolie, plus attirante que sa mère. Elle fait tout pour être remarquée par son père (vêtements, maquillage, etc.). Ou bien elle s'identifie à son père, en essayant de l'imiter, ou de le battre sur son terrain. Elle devient un "garçon manqué", avec le grand risque de devenir une "fille manquée".

Voilà donc pour le classique. Mais que se passe-t-il foncièrement, et qu'il est indispensable de bien comprendre si l'on veut interpréter les rêves où apparaissent des situations oedipiennes avec tous les symboles qui en dérivent ?

Rappelons-nous que le besoin essentiel - qui prime tous les autres - d'un être humain est de se sentir "relié" à tout ce qui l'entoure. Sa démarche permanente est de retrouver la sensation d'être "fondu" dans l'univers. Pour cette recherche "religieuse" (de religare = relier), la situation oedipienne est idéale, surtout chez le garçon. Imaginons qu'il ait sa mère à sa disposition plénière et sans condition aucune. Imaginons qu'il soit le seul au monde à être aimé de sa mère, et de façon absolue. Donc qu'il n'y ait aucun autre "garçon" dans son chemin, en l'occurence son père. Ce serait alors la fusion totale, non pas avec sa mère, mais avec ce que représente une mère symboliquement, c'est-à-dire, l'accueil absolu, la sécurité totale, et la sensation de "participer" à la femme, symbole de la vie.

Ce serait ainsi le "paradis". Et l'on comprend que ce paradis devienne rapidement un paradis perdu, à cause des tabous qui couvrent toute union absolue, même affective, avec une mère. Mais les paradis perdus engendrent toujours d'intenses nostalgies, non pas ici de "sa" mère, mais de la "reliance" universelle qu'elle représentait. Et l'on peut dire qu'un "complexe dOedipe", dans cette acception, n'est jamais résolu.

Plus quotidiennement. le complexe se "résoud" plus ou moins. Toujours le garçon (puis l'homme) conservera cette nostalgie d'un infini manqué. Mais l'existence le poussera à devenir "un homme", à connaître "des femmes" ; bref, à réaliser le chemin qui lui est traditionnellement imparti.

Cependant, si l'homme reste trop attaché à sa mère, ou à son symbole, il demeurera un "petit garçon". Il idéalisera la femme et rêvera d'amours platoniques et grandioses. Il fera tout pour ne pas déplaire, à moins qu'il ne devienne très agressif. Il cherchera à charmer et à séduire, non pour aimer une femme, mais pour être aimé d'elle. Il est inutile de dire que son "Anima" se mettra à brimbaler, avec les situations et les rêves négatifs qui en dépendent (voir l'article sur l'Anima).

Le complexe d'Oedipe non-résolu se traduira par des rêves où apparaîtront des femmes idéales et inaccessibles, où se montreront de grandes amours maudites, où les hommes seront ressentis comme castrateurs et dangereux, etc.

Pierre Daco "L'interprétation des rêves"

Posté par Leirisanne à 11:36 - Rêves : Ombre, Animus, Anima, Oedipe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2006

Les rêves : qu'est-ce que l'Ombre ?

L'éducation d'un enfant est donnée par des adultes. Neuf fois sur dix, ceux-ci ont perdu le contact avec l'Essentiel, qui est la marque de l'enfance. Les adultes sont fortement "différenciés", professionnellement, socialement, moralement. Ils sont ce qu'on appelle des "individualités", face à un enfant qui est indifférencié, et dont la sensation essentielle est de "faire partie de". Car l'enfant est branché sur l'universel. Il se relie à toutes choses comme il respire. L'éducation consiste donc à supprimer l'indifférenciation de l'enfant, pour le pousser à se différencier de plus en plus.

On pourrait lui dire :

- Tu es universel. Tu es "semblable" aux autres. Tes atomes sont ceux de l'univers. Ton essence profonde ne présente aucune différence d'avec celle des autres. Ton être essentiel est celui de ton voisin. Les différenciations entre les êtres sont certes nécessaires dans une vie socialement organisée. Mais ces différenciations sont accidentelles et simplement juxtaposées à l'être essentiel. Ces différenciations doivent être employées comme un outil dans la vie communautaire. Mais le marteau n'est pas le menuisier et le menuisier n'est, lui aussi, qu'une différenciation nécessaire de son être essentiel.

Mais on lui dit :

- Tu es radicalement différent de ton voisin. Tu es unique. Tu es irremplaçable. Tu as beaucoup d'importance. Tu dois donc cultiver ta différence, qui doit devenir ta qualité la plus haute. Logiquement, puisqu'on te différencie, tu dois devenir le plus beau, le plus grand, le plus spécialisé, le plus intelligent. Tu dois devenir à tout prix autre que l'Autre.

Faisant cela, on "sépare" automatiquement l'enfant des autres, et du monde qui l'habite. En le différenciant ainsi, on commet un meurtre : celui de son essence universelle et participante. On découpe dans sa pâte une tranche minuscule, dont on lui dit qu'elle vaut l'univers à elle seule. Automatiquement, dans cette course à la différenciation, l'Autre devient un ennemi. Cette éducation-là est de la paranoïa poussée à ses limites, la Tour de Babel à la portée de tous.

Il y a donc différenciation, et séparation, dans un univers où rien n'est jamais séparé. La séparation est donc une illusion que l'on entretient soigneusement. Mais de ce fait, il y a torsion permanente entre l'être essentiel et l'être séparé, par obligation de ne jamais "démériter" aux yeux des adultes séparés. L'enfant, pour n'être pas honni ou abandonné, joue le jeu dans cette différenciation imposée.

A ce moment, son Essentiel descend dans l'Ombre. Il s'y met en hibernation et en attente, pour toute la vie souvent. Cet essentiel, ce potentiel. était son avenir, l'avenir de l'être. Et, dans l'Ombre, il laisse cet avenir derrière lui.

Il avance alors sur des superstructures édictées par d'autres, ayant laissé dans l'Ombre son essentiel, depuis longtemps. L'enfant commence à vivre - ou à essayer de vivre selon des critères établis par d'autres. Il existe en tant que petite cellule séparée, ennemie d'autres cellules séparées.

Donc, l'enfant fait descendre son Essentiel dans l'ombre. Et il commence de vivre sur un "Moi-je" séparé, solitaire, sans amour. Sauf des amours séparées, codifiées, cataloguées, autorisées, obligatoires. De vaste qu'il était, il se rétrécit. On le pousse alors dans un étroit boyau : celui de l'éducation permanente. On l'y glisse, on l'y comprime. Son "Moi" authentique est déjà loin derrière, dans l'Ombre, mais est artificiellement remplacé par un "Moi-je" social, moral, bourgeois, ouvrier, riche, pauvre, méritant, déméritant, récompensé, puni, et de plus en plus séparé au fur et à mesure que le boyau s'étrangle. Mais le pire est qu'un jour, ressortant du boyau à l'âge dit adulte, il ne puisse plus reprendre son essence première située dans l'Ombre, loin derrière. Et le jeune adulte ressort du boyau dont il a pris la forme. Il est devenu un boudin de la vie, ennemi farouche de millions d'autres boudins.

C'est cela, le meurtre de l'enfance.

Certains, cependant, se déploient un peu en ressortant du boyau : ce sont des poètes. Mais, comme ils redeviennent plus participants et moins séparés, ils se voient refuser l'accès des territoires séparés. Ils sont "marginalisés".

Ainsi, c'est dans l'Ombre de l'enfance que se trouvent, en attente, les hautes lumières de l'adulte. Mais ce dernier l'ignore. Il vit sur l'envers de lui-même. Il n'est qu'une apparence. Mais il ressent, au fond, l'appel de cette Ombre qui est lui. C'est un appel profond, vague, mais cela grince et crie, à travers des dépressions, des maladies, des angoisses, des nostalgies, des tristesses apparemment incompréhensibles.

Alors, beaucoup renforcent leur course à la différenciation et à la séparation. Ils ne supportent pas cet appel sourd. Ils ont une terrible peur de voir leur échec devant cet essentiel qui fut le leur.

A moins que l'homme ne se soit trop pris à la gorge par la torsion entre son "Moi-je" séparé et apparent, et son essentiel en attente ; se présentent alors les dépressions et les appétits suicidaires. Non pour mourir, mais afin de retrouver cet être participant et universel qu'il fut.

Ce bel avenir derrière lui, comment pourra-t-il le retrouver? Par quel coup de pelle magique pourra-t-il rebêcher loin en arrière afin d'exhumer ce qu'il est ?

C'est peut-être sa tâche la plus dure, la plus impossible. Pour y arriver, il s'agit avant tout de faire table rase de tout l'appris, tout sans exception. Table rase, intérieurement, de toutes les conventions, tous les a priori, toutes les croyances, tous les idéaux, toutes les notions religieuses. Table rase intérieure ; en se disant que même si elles devaient être vraies, elles deviennent fausses dès le moment où elles se fondent sur des critères extérieurs à soi. Il faut alors retourner vers son Ombre, l'illuminer et alors seulement reprendre ou rejeter ce qui correspond à soi. Quant au reste, jouer le jeu si nécessaire, mais sans y croire. Les séparations et les différenciations deviennent alors des instruments d'adaptation, et rien de plus.

Comment recouvrer cette sensation première d'être relié à l'univers ? L'homme ne peut rien faire sans que son "Anima" ne soit libérée de sa coloration maternelle, et sans que cette Anima ne remonte dans toute sa puissance originelle. La femme ne peut rien faire tant que son âme n'est pas libérée, elle aussi, de toute emprise maternelle.

Les rêves sont essentiels. Ils mesurent le chemin parcouru. Mais il faut surtout et avant tout que l'homme se rende compte qu'il n'est qu'apparence face à ce qu'il est réellement. Il faut qu'il sache qu'être privé de son Ombre, c'est être en deuil de soi-même. Il faut prendre conscience des canalisations subies, ainsi que des Sur-Moi normaux et anormaux. Il faut prendre conscience de l'existence de cette Ombre dans laquelle on se trouve, et cela doit éclater comme une évidence aveuglante.

De grands rêves peuvent alors se produire, parce que de nouveaux "câblages" ont lieu dans le cerveau. Les grands rêves se dirigent alors vers des essentiels : la poésie, la musique, l'astronomie, la physique, avec les métaphysiques qui leur sont reliées. Ce sont de grands rêves de mandalas, de nombres, de figures géométriques, de labyrinthes illuminés, de cosmos, d'étoiles, de soleils, de vieux sages, de traversées, d'horizons infinis ; de grands rêves, aussi, de liberté éblouissante, de musiques, de dieux...

Pierre Daco - L'interprétation des rêves

Posté par Leirisanne à 12:29 - Rêves : Ombre, Animus, Anima, Oedipe - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les rêves : qu'est-ce que l'Animus

L'Animus est le pôle masculin de la femme. C'est sa partie extravertie, créative et structurée socialement ; c'est le pôle de la raison et de la pensée. C'est, en elle, la dimension de l'avenir. Tout dépend de l'authenticité de cet "Animus". Sa formation (ou sa déformation) dépend du père où, du moins, de la sensation qu'éprouve la fille envers son père. Pour la jeune fille, le père est le premier grand mâle symbolique se trouvant sur sa route. Il est un symbole avant d'être un personnage en chair et os. Symbole de puissance, d'infaillibilité, de connaissance, d'avenir, symbole du social et de l'art de "s'imposer".

La vie "extériorisée" de la fille dépend ainsi de ce qu'est réellement le père, ou de la façon dont elle le ressent et surtout, de la connaissance profonde qu'elle a de lui. Si la jeune fille manque le coche, son Animus se cristallisera, restera une pure potentialité tournant en rond, sans "exploitation" possible.

Notons toutefois que le père n'est jamais seul en jeu mais que la mère joue souvent un rôle capital dans les cas d'Animus négatif... voire dans TOUS les cas !

Quelques rêves d'Animus négatif

Le premier grand symbole de l'Animus est l'homme. Mais il est un fait assez curieux : si l'Animus (formé par le père) contient une dimension sociale, il contient, par là même, une dimension collective. C'est ainsi que, dans beaucoup de rêves, l'Animus négatif se présente sous forme de groupes d'hommes, ressentis comme menaçants ou dangereux

- des bandits attaquent en groupe;

- des bandes de hors-la-loi défilent à l'horizon;

- des Gitans, des gens de voyage menacent;

Egalement :

-  des hommes sadiques ou démoniaques (vampires par exemple) des tueurs (soit sous une forme moderne, soit sous des visages de Landrus), des pirates, des corsaires, des pilleurs d'épaves, des militaires-dictateurs, etc.

Tout cela étant donc la projection de l'Animus destructeur de la femme, bien entendu : ces rêves possèdent toujours une importante signification.

L'Animus négatif dans les rêves se traduit aussi par des images de "castration", c'est-à-dire d'impuissance dans l'action dirigée vers l'avenir :

- ce sont des rêves classiques de trains sans locomotives, de voitures sans direction, ou sans conducteur, de bateaux sans compas ou sans gouvernail, etc.

- ce sont des rêves où l'action est brisée : voyages qui ne s'accomplissent pas, travail qui se détruit ou s'effrite, rues qui aboutissent à un cul-de-sac, recherches qui ne débouchent sur rien, etc.

- ce sont aussi des rêves d'impuissance générale dans la vie : des balles de revolver retombent mollement, des fusées manquent le départ, etc. (On trouve ces mêmes types de rêves chez les hommes).

On trouve également des symboles représentant le vertical, le linéaire, le créatif, la brillance, la puissance. Mais... les colonnes sont fêlées, les échelles sont brisées, le soleil est obscurci, des mâts sont arrachés de leur support, etc.

L'Animus positif dans les rêves, comme pour l'Anima de l'homme, peuvent présenter plusieurs stades, allant de la "remontée" positive de l'Animus jusqu'à la réalisation totale et bien intégrée dans la personnalité.

Les rêves ne présentent plus d'hommes dangereux. Les groupes masculins disparaissent ; un homme individuel fait son apparition.

Ce sont le plus souvent :

- des chevaliers, des aristocrates, des princes et des rois;
- des acteurs de cinéma connus pour leur intelligence et leur bonté;
- des héros, tantôt romantiques, tantôt contemporains;
- des cosmonautes, des pilotes; etc.

Mais la femme à Animus positif se voit elle-même en rêve :

- elle pilote un avion, un bateau, etc.
- elle pratique des métiers traditionnellement masculins, etc.

Il importe ici d'examiner s'il s'agit bien d'un Animus en cours de réalisation harmonieuse, ou d'un besoin "phallique" et revendicateur.

Pierre Daco - L'interprétation des rêves

Posté par Leirisanne à 11:58 - Rêves : Ombre, Animus, Anima, Oedipe - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les rêves : qu'est-ce que l'Anima ?

Littéralement, ce terme signifie "âme". L'Anima est le " pôle féminin " de l'homme, ce qui n'a rien à voir avec une faiblesse quelconque, bien au contraire ! Le pôle féminin ? Une bonne comparaison pourrait être faite avec une machine à vapeur. Le pôle féminin serait la chaudière et la vapeur sous pression qu'elle renferme. Le pôle "masculin" serait la turbine. On comprend que, sans la capacité de la chaudière et la puissance de son contenu, la turbine ne servirait strictement à rien, pas plus qu'une centrale hydro-électrique sans le lac qui l'alimente.

De même, sans une anima ordonnée, sans le potentiel exploité de son Anima, l'intelligence et la raison de l'homme ne seraient que fruit sec. Un fruit sec très brillant parfois, mais fruit sec tout de même.

L'Anima, c'est la potentialité intérieure. Présente dès l'enfance, tout dépend de ce qu'elle devient en cours de route. L'Anima groupe le réseau des sensations. C'est le radar de l'homme. C'est par son Anima qu'un homme ressent la vie, positivement ou négativement. C'est par son Anima qu'un homme se construit ou se détruit.

Dans les rêves masculins, l'Anima négative se projette sur des femmes qui symbolisent négativement la mère, sur des objets ou des lieux. On trouve fréquemment :

-  des vallées. Elles sont généralement "féminines" par leur douceur, leurs harmonieuses ondulations. Comme Animas négatives, elles apparaissent désolées, ou calcinées ou enneigées. Elles se montrent sans espoir. Aucune nourriture ne peut s'y trouver. Ce sont des vallées de solitude. Le voyageur s'y égare. L'espérance y est morte.

- des plaines. Elles sont alors nues et arides. Elles sont parfois mystérieusement éclairées par la lune. Les points de repère manquent. Comme les vallées, elles sont des lieux de solitude et de perte de soi.

-  des bateaux. Ils peuvent (négativement) symboliser le "ventre maternel" où l'on se réfugie pour échapper à la vie. Dans certains rêves, ils sont en mauvais état. Ils sont mal gréés. L'intérieur est misérable. La peinture tombe en lambeaux. La coque est trouée. Les voiles sont déchirées. Ce sont également les bateaux-fantômes errant au large. Ou des bateaux indéfiniment ancrés au port, sans espoir de départ. A moins qu'ils ne partent vers des lieux sans retour...

- des maisons. Les différents niveaux de la maison représentent les niveaux de la personnalité. La maison est le domaine de la femme et de la mère, mais aussi de l'intériorité. Comme Anima négative, la maison se présente évidemment sous des aspects maléfiques. Elle peut être figée dans le passé. Ou bien archaïquement bourgeoise, stratifiée, morte. A moins qu'elle ne. soit entourée d'un jardin défleuri, abandonné. Elle est vide, désolée. Le grenier et la cave sont angoissants. Les escaliers sont sales, délabrés, à moins qu'ils ne mènent nulle part...

- des villes. Elles sont généralement des symboles maternels, ou d'Anima. Répétons qu'une ville contient en elle les habitants (les enfants) comme une mère en son ventre. En tant qu'Anima négative, la ville est ressentie comme étant hostile, corrompue, fascinante.

-  des jardins. Lieu secret où l'on médite, où l'on participe à sa vie intérieure, le jardin se présente en Anima négative comme glacé, abandonné, hivernal, embrumé...

-  des statues. Symboles d'Animas figées, non-évoluées, bloquées au temps de l'enfance, les statues peuvent présenter des aspects de sirènes, de gargouilles, de sorcières, etc.

-  des eaux. Symbole de l'engloutissement possible (du moins comme Anima négative!). L'eau peut, ici encore, se présenter sous forme de marécage, de lac, de neiges, de brouillards, avec les dérivés : barques, nénuphars, cascades gelées, ou polluées, vasques asséchées, poissons malades ou morts, chants de femmes sur les eaux dangereuses ou dans les brumes...

Dans les rêves d'Anima positive, l'image de la femme n'est plus menaçante ni obscure. Elle s'illumine. Elle devient nostalgique, douce, cachée, mystérieuse, romantique. Nous retrouvons aussi les symboles de l'Anima négative; mais ils sont "retournés". Ce sont, dans les rêves :

-  des vallées. Elles sont enchanteresses, fertiles, gorgées de promesses. Véritables paradis terrestres, elles sont l'image de la féminité dans sa puissance et son appartenance à l'universel.

-  des villes. Harmonieuses, printanières, elles symbolisent la douceur de vivre.

-  des plaines. Elles se montrent infinies, sans obstacles, souvent doucement ensoleillées.

- des eaux irisées ou bondissantes, des fleuves au travail où passent les péniches, des jets d'eaux multicolores, des sources vives...

- des maisons bénéfiques et merveilleuses, des oiseaux ou poissons mordorés, des paysages calmes, des neiges et des montagnes lumineuses et vivantes.

-  des épées brillantes telle la Durandal de Roland, des statues qui s'animent et dansent...

Pierre Daco - L'interprétation des rêves

Posté par Leirisanne à 11:46 - Rêves : Ombre, Animus, Anima, Oedipe - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1