La Louisiane, cet état du sud des Etats-Unis, arrosé par le Mississipi, fut exploré sous Louis XIV par des français qui l'ont ainsi baptisée en l'honneur de leur roi. Cédée à l'Espagne puis rendue à la France, elle fût vendue par Bonaparte aux Etats-Unis en 1803. Sa capitale est Baton-Rouge sur le Missipi, mais sa ville principale est la Nouvelle-Orlans, port de grande importance (commerce du coton) sur le delta du Mississipi, fondé par les français en 1718.

De 1763 à 1775 la Louisiane sera une terre de refuge pour les Acadiens Catholiques Français vivant en Nouvelle-Ecosse qui refusèrent de prêter serment d'allégeance à l'Angleterre, ne voulant ni devenir sujets britanniques, ni protestants. Ils furent pourchassés par les Anglais et leur exode commença. Des familles éclatées, séparées, démunies de tout, embarquèrent dans des bateaux de la Marine Royale britannique et environ 6000 personnes, français pour la majorité, s'établirent en Louisiane. Des années durant, les familles essaieront de se retrouver, sans grand succès, puis se regrouperont en une communauté parlant le français, pratiquant sa religion librement, se soutenant, s'entraidant, vivant avec ses coutumes. S'ils trouvèrent en Louisiane une terre bien différente de celle qu'ils venaient de quitter, mais ils surent en tirer grand profit. Elle était fertile et ses eaux poissonneuses.

Nos acadiens s'établirent vite fermiers, pêcheurs ou trappeurs. Ils laissaient derrière eux les rigueurs froides de la Nouvelle-Ecosse pour une contrée aux hivers doux et aux étés très chauds et humides. Ils formèrent un peuple profondément croyant, grand amateur de musique et de fêtes, particulièrement fier de ses origines françaises et qui, de génération en génération transmet la langue française, vivant dans des villes aux noms de "Saint-Martiville", "Dupont", "Grosse-Tete", "Grand-Coteau", "Napoléon-Ville", "Villeplate" où l'on trouve des commerces aux noms français de "Café du monde", "Café de Paris", "Aux chics français" etc...

Ce sont les CAJUNS