Il passe le plus clair de son temps au comptoir des réclamations.
Il a cessé de fréquenter et commencé à intimider.
Il pose une question, y répond lui-même, puis vous dit ce qui ne va pas dans la réponse.

Pour sentir qu'il a raison, le Critique doit vous donner l'impression que vous avez tort. En vous critiquant ouvertement, il essaie de vous convaincre que vous ne valez pas grand-chose. Comme vous ne pouvez jamais rien faire de bien aux yeux du Critique, vous êtes toujours mal à l'aise en sa présence. Il se comporte comme un mauvais parent avec ses enfants : il les réprimande et les accuse, même quand ils n'ont rien fait de mal.

Au lieu de vous poser une question, il vous accuse afin de consolider son pouvoir et sa domination, un peu comme le fait le Dominateur. Il se sent obligé de vous trouver un défaut et de vous le faire connaître d'un ton dur, cynique et agressif, qui reflète son état permanent d'insatisfaction. Il prononce souvent d'un ton accusateur : « C'est de ta faute si nous sommes en retard » ou « Tu n'as pas décroché ce poste parce que tu es trop exalté ».

Le Critique recherche une perfection telle qu'il n'est jamais satisfait. Comme le Pharisien, le Critique est constamment frustré dans ses efforts pour rendre parfait un monde imparfait. C'est pourquoi le Critique s'en prend à vous en dénigrant tout ce qui vous concerne, en ignorant le côté positif de toute situation et en y recherchant plutôt ce qui est négatif, même quand il s'agit de quelque chose d'aussi insignifiant que le plat que vous choisissez au restaurant.

Si vous êtes trop longtemps en contact avec un Critique, vous finirez par tomber malade, car il représente un type de terreur toxique difficile à supporter.

Le Critique est un être mesquin, tatillon et chicanier, même pour les choses les plus insignifiantes. Malheureusement, les comportements de Critique se manifestent dans trop de ménages, ce qui explique peut-être le taux élevé de divorces dans notre société.

Technique à utiliser pour neutraliser l'acidité de ces personnes afin qu'elles deviennent moins toxiques pour vous :

Du fait que le Critique éprouve un grand sentiment d'insécurité et qu'il cherche à tout prix à avoir raison, vous devez utiliser avec lui la technique du désamorçage, c'est-à-dire un ton chaleureux et des mots gentils.

Vous pouvez également neutraliser le Critique au moyen de la technique de l'interrogation calme :

Lui : C'est de ta faute si nous sommes en retard.
Elle : Chéri, comment en es-tu arrivé à cette conclusion ?
Lui : Tu mets toujours des heures à te maquiller.
Elle : Chéri, ne crois-tu pas que les trois coups de fil que tu as donnés juste avant notre départ ont quelque chose à voir avec notre retard ?

En ajoutant à vos paroles des petits mots gentils (dans l'exemple, «chéri»), vous intégrez à la technique utilisée celle du désamorçage, ce qui réduit le risque d'un affrontement.

La technique du miroir est utile pour signaler au Critique que sa conduite est inacceptable. Supposons que vous ayez commandé un bifteck et que le Critique vous dise que la viande rouge n'est pas bonne pour vous et que vous devriez vous sentir coupable d'avoir commandé un tel repas. Pour lui faire prendre conscience de son comportement, critiquez ce qu'il a commandé, en utilisant les mêmes mots, avec le même ton dégoûté.

La technique de l'affrontement convient aussi. Dites à votre compagnon de table que ses remarques sont offensantes et qu'il devrait vous laisser savourer votre repas en paix. Faites en sorte que le Critique ait à rendre compte de son comportement ; ne le laissez pas s'en tirer facilement.

Si le Critique persiste, vous souhaiterez peut-être le couper de votre vie. Dans l'exemple ci-dessus, vous pourriez vous lever de table, jeter dramatiquement votre serviette et quitter le restaurant. Ainsi, vous serez certain que le Critique aura compris le message.

Lillian Glass