29 décembre 2006
Les rêves : vers l'avant
La signification avant est claire. Le rêveur choisit d'aller "droit devant", d'aller plus loin. Ce genre de carrefour se présente souvent sous la forme de quatre routes. Parfois apparaît un panneau indicateur. Vers l'avant signifie : avancer vers l'avenir, vers un but. Le rêveur s'en va vers l'horizon, mais dans lequel il risque parfois de se perdre. En allant "droit devant", il se coupe de ses arrières. Il ne regarde plus vers le passé : seul son but l'intéresse. Parfois, le rêveur aperçoit un point lumineux, ou un personnage. Cette direction est généralement positive, encore qu'elle soit trop tranchée. Elle est parfois la direction choisie par des personnes souffrant de sentiments d'infériorité ou d'angoisse, qui "foncent" pour échapper à leurs peurs, sans examiner lucidement leurs capacités du moment.
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
Les rêves : vers l'arrière
Le rêveur recule. Il retourne vers son passé. A moins qu'il ne reparte vers des sécurités névrotiques dont il ne peut se passer. Il peut donc s'agir d'une régression, mais aussi d'un retour en arrière afin de puiser des matériaux permettant de mieux avancer.
Parmi les rêves très fréquents : on recule (à pied mais le plus souvent en voiture) vers un précipice. Tout dépend ici du contexte du rêve ; souvent les freins de la voiture fonctionnent mal, ou pas du tout. C'est un rêve d'angoisse ; le rêveur craint de "reculer" vers son inconscient, et de retomber dans le néant maternel.
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
Les rêves : vers la gauche
La gauche, c'est la direction du passé, de l'enfance, de l'obscurité, des profondeurs de l'inconscient. Dans certains rêves, c'est la direction de la honte, du déshonneur.
La gauche représente aussi la mère.
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
Les rêves : vers la droite
La droite est symboliquement la direction qui monte. C'est le travail actif, l'ordre, la fidélité à soi-même, l'honneur, l'estime.
La droite représente aussi le père et l'avenir.
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
Les rêves : vers le bas, descente
Aller vers le bas, c'est la direction de la descente en soi, positive ou négative. Ce peut être une descente dans ses propres enfers, une régression, une dégringolade affective ou mentale. C'est la direction des chutes brutales. Mais ce peut être également l'introspection, la recherche de son propre centre. Ce peut être aussi le retour à une Enfance vivifiante, ou une réconciliation profonde avec la Mère.
Le bas est, en outre, la direction du déshonneur ("baisse" dans sa propre estime), de la déchéance, de l'obscurité, de la tristesse, de la dépression, et de toutes les caves obscures de l'inconscient. Et ne dit-on pas de quelqu'un qu'il "est bien bas" ?
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
Vous avez rêvé d'un avion...
On ne rêve plus de diligences à notre époque, mais d'autos, de soucoupes volantes, de fusées, d'avions... Ainsi, de nouveaux symbolismes (apparents) remplacent les anciens. Apparents, parce que si le "signe" diffère, le fondement reste le même.
Le symbolisme de l'avion est foncièrement celui de l'oiseau. Il est lié à celui de l'air, de la liberté, de la montée, du ciel. Généralement, se trouver en rêve dans un avion signifie une recherche de spiritualité ; on a quitté les entraves de la terre.
Les rêves d'avion (hyper-fréquents !) présentent souvent neuf aspects
- on pilote ou on est piloté;
- on monte ou on descend;
- on suit une route déterminée ou on s'égare;
- l'avion est stable et solide, ou il se désagrège, ou il tombe.
Rêver que l'on pilote soi-même signifie généralement qu'on est maître de soi; et que l'on se dirige vers un domaine spirituel. Le rêve dira ensuite s'il y a, ou non, difficulté de pilotage, si l'appareil (= soi-même) rencontre des orages ou si, au contraire, le vol se déroule harmonieusement.
Rêver que l'avion est piloté par quelqu'un d'autre peut signifier que le "Moi" conscient est mené par des forces inconscientes. Ici aussi, tout dépend du contexte du rêve.
Rêver que l'on monte ou descend est lié au symbolisme de la montée et de la descente.
Si, dans un rêve, l'avion suit sa route ou s'égare, on peut déduire rapidement ce que cela signifie. Le contexte principal consiste à examiner si l'on est le pilote ou le passager. Revoyez plus haut.
Le symbolisme de l'avion stable et solide se comprend immédiatement. Nous avons déjà vu combien nombreux sont les rêves de chute.
Voici un rêve (un homme de 30 ans). Il est passager d'un avion dont le pilote pique vers le sol, tout en restant sourd aux cris du rêveur. Dans ce cas, le rêve signalait à cet homme qu'il "volait" trop haut, matériellement et spirituellement, sans que ses "bases" soient assurées. Un retour temporaire sur terre s'avérait nécessaire. Le pilote symbolisait évidemment l'inconscient du rêveur ; une fois de plus, l'ordinateur intérieur accomplissait parfaitement son travail de mise en garde.
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
Psychotest : Sous un beau ciel bleu
Sous un beau ciel bleu
Imaginez un ciel tout bleu, sans un nuage à l'horizon. Rien que d'y penser et déjà, votre moral est meilleur. Maintenant, imaginez-vous en train de regarder un paysage. Laquelle de ces scènes suivantes vous semble la plus calme et la plus relaxante ?
1. Une plaine blanche recouverte de neige
2. Un bord de mer bleue.
3. Une montagne verte.
4. Un champs de fleurs jaunes.
La scène que vous avez imaginée, en contraste avec le beau ciel bleu, révèle un talent caché bien à l'abri dans les profondeurs de votre esprit paisible.
1. Une plaine blanche recouverte de neige
Vous avez le bonheur de posséder une sensibilité particulière qui vous permet de comprendre les situations d'un seul coup d'oeil et de déchiffrer les problèmes complexes sans avoir besoin de preuve ou d'explications. Vous avez en vous les qualités nécessaires pour devenir un décisionnaire lucide, et même des talents de visionnaire. Faites confiance à votre première intuition : elle vous guidera toujours bien.
2. Un bord de mer bleue.
Vous avez un don naturel pour les relations interpersonnelles. On respecte votre habileté à communiquer et la manière dont vous aidez divers groupes à se rapprocher. Grâce à votre présence, les autres travaillent de manière plus tranquille et plus efficace. Vous êtes par conséquent considéré comme un partenaire inestimable pour tout projet, ou au sein de toute équipe. Lorsque vous dites : "Bon boulot, continuez comme ça", les gens savent que vous le pensez vraiment. Ce qui a d'autant plus d'importance pour eux.
3. Une montagne verte
Votre talent est celui de la communication éloquente. Vous semblez toujours trouver les mots pour formuler vos émotions et les autres se rendent rapidement compte que vous décrivez exactement les sentiments qu'ils ressentent aussi. On dit que la joie partagée est multipliée alors que le chagrin partagé est divisé. Vous avez le don d'aider les autres à trouver la partie de cette équation la plus appropriée à toute situation.
4. Un champ de fleurs jaunes.
Vous êtes une mine de connaissance et de créativité, débordant d'idées et votre potentiel est quasi infini. Si vous restez en harmonie avec les émotions des autres et si vous ne cessez de vous efforcer de construire vos rêves, vous pourrez tout accomplir.
Signification
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Enigme : en l'an 1582
Chaque jour des milliers de personnes naissent et meurent. Pourtant, en l'an de grâce 1582, entre le 5 octobre et le 14 octobre, les savants ont pu constater qu'aucune naissance n'avait eu lieu pendant ces dix jours, et fait d'autant plus étrange, aucune personne n'était décédée.
Pourquoi ?
Solution
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La réponse est un changement de calendrier. Ces jours n'ont jamais existé. Le calendrier Julien créé en l'an 708 de Rome comptait 365,25 jours. Il s'en suivit un décalage au cours des siècles, qui amena à un retard de 10 jours en 1582. Pour le compenser, le pape Grégoire XIII ordonna que le jeudi 4 octobre 1582 fut suivi du vendredi 15 octobre 1582, il supprima les bissextiles séculaires sauf celles dont le millésime est divisible par 400 créant ainsi le calendrier grégorien.
Avec ce calendrier subsiste cependant une erreur d'un jour tous les 3000 ans. Il y a environ 13 jours d'écart, actuellement, entre ces deux calendriers. Le calendrier grégorien, adopté largement en Europe en 1582, ne le fut en Grande Bretagne qu'en 1752. Le mercredi 2 septembre 1752 fut suivi du jeudi 14 septembre 1752.
Trompe-l'oeil
26 décembre 2006
Les rêves : qu'est-ce que l'Ombre ?
L'éducation d'un enfant est donnée par des adultes. Neuf fois sur dix, ceux-ci ont perdu le contact avec l'Essentiel, qui est la marque de l'enfance. Les adultes sont fortement "différenciés", professionnellement, socialement, moralement. Ils sont ce qu'on appelle des "individualités", face à un enfant qui est indifférencié, et dont la sensation essentielle est de "faire partie de". Car l'enfant est branché sur l'universel. Il se relie à toutes choses comme il respire. L'éducation consiste donc à supprimer l'indifférenciation de l'enfant, pour le pousser à se différencier de plus en plus.
On pourrait lui dire :
- Tu es universel. Tu es "semblable" aux autres. Tes atomes sont ceux de l'univers. Ton essence profonde ne présente aucune différence d'avec celle des autres. Ton être essentiel est celui de ton voisin. Les différenciations entre les êtres sont certes nécessaires dans une vie socialement organisée. Mais ces différenciations sont accidentelles et simplement juxtaposées à l'être essentiel. Ces différenciations doivent être employées comme un outil dans la vie communautaire. Mais le marteau n'est pas le menuisier et le menuisier n'est, lui aussi, qu'une différenciation nécessaire de son être essentiel.
Mais on lui dit :
- Tu es radicalement différent de ton voisin. Tu es unique. Tu es irremplaçable. Tu as beaucoup d'importance. Tu dois donc cultiver ta différence, qui doit devenir ta qualité la plus haute. Logiquement, puisqu'on te différencie, tu dois devenir le plus beau, le plus grand, le plus spécialisé, le plus intelligent. Tu dois devenir à tout prix autre que l'Autre.
Faisant cela, on "sépare" automatiquement l'enfant des autres, et du monde qui l'habite. En le différenciant ainsi, on commet un meurtre : celui de son essence universelle et participante. On découpe dans sa pâte une tranche minuscule, dont on lui dit qu'elle vaut l'univers à elle seule. Automatiquement, dans cette course à la différenciation, l'Autre devient un ennemi. Cette éducation-là est de la paranoïa poussée à ses limites, la Tour de Babel à la portée de tous.
Il y a donc différenciation, et séparation, dans un univers où rien n'est jamais séparé. La séparation est donc une illusion que l'on entretient soigneusement. Mais de ce fait, il y a torsion permanente entre l'être essentiel et l'être séparé, par obligation de ne jamais "démériter" aux yeux des adultes séparés. L'enfant, pour n'être pas honni ou abandonné, joue le jeu dans cette différenciation imposée.
A ce moment, son Essentiel descend dans l'Ombre. Il s'y met en hibernation et en attente, pour toute la vie souvent. Cet essentiel, ce potentiel. était son avenir, l'avenir de l'être. Et, dans l'Ombre, il laisse cet avenir derrière lui.
Il avance alors sur des superstructures édictées par d'autres, ayant laissé dans l'Ombre son essentiel, depuis longtemps. L'enfant commence à vivre - ou à essayer de vivre selon des critères établis par d'autres. Il existe en tant que petite cellule séparée, ennemie d'autres cellules séparées.
Donc, l'enfant fait descendre son Essentiel dans l'ombre. Et il commence de vivre sur un "Moi-je" séparé, solitaire, sans amour. Sauf des amours séparées, codifiées, cataloguées, autorisées, obligatoires. De vaste qu'il était, il se rétrécit. On le pousse alors dans un étroit boyau : celui de l'éducation permanente. On l'y glisse, on l'y comprime. Son "Moi" authentique est déjà loin derrière, dans l'Ombre, mais est artificiellement remplacé par un "Moi-je" social, moral, bourgeois, ouvrier, riche, pauvre, méritant, déméritant, récompensé, puni, et de plus en plus séparé au fur et à mesure que le boyau s'étrangle. Mais le pire est qu'un jour, ressortant du boyau à l'âge dit adulte, il ne puisse plus reprendre son essence première située dans l'Ombre, loin derrière. Et le jeune adulte ressort du boyau dont il a pris la forme. Il est devenu un boudin de la vie, ennemi farouche de millions d'autres boudins.
C'est cela, le meurtre de l'enfance.
Certains, cependant, se déploient un peu en ressortant du boyau : ce sont des poètes. Mais, comme ils redeviennent plus participants et moins séparés, ils se voient refuser l'accès des territoires séparés. Ils sont "marginalisés".
Ainsi, c'est dans l'Ombre de l'enfance que se trouvent, en attente, les hautes lumières de l'adulte. Mais ce dernier l'ignore. Il vit sur l'envers de lui-même. Il n'est qu'une apparence. Mais il ressent, au fond, l'appel de cette Ombre qui est lui. C'est un appel profond, vague, mais cela grince et crie, à travers des dépressions, des maladies, des angoisses, des nostalgies, des tristesses apparemment incompréhensibles.
Alors, beaucoup renforcent leur course à la différenciation et à la séparation. Ils ne supportent pas cet appel sourd. Ils ont une terrible peur de voir leur échec devant cet essentiel qui fut le leur.
A moins que l'homme ne se soit trop pris à la gorge par la torsion entre son "Moi-je" séparé et apparent, et son essentiel en attente ; se présentent alors les dépressions et les appétits suicidaires. Non pour mourir, mais afin de retrouver cet être participant et universel qu'il fut.
Ce bel avenir derrière lui, comment pourra-t-il le retrouver? Par quel coup de pelle magique pourra-t-il rebêcher loin en arrière afin d'exhumer ce qu'il est ?
C'est peut-être sa tâche la plus dure, la plus impossible. Pour y arriver, il s'agit avant tout de faire table rase de tout l'appris, tout sans exception. Table rase, intérieurement, de toutes les conventions, tous les a priori, toutes les croyances, tous les idéaux, toutes les notions religieuses. Table rase intérieure ; en se disant que même si elles devaient être vraies, elles deviennent fausses dès le moment où elles se fondent sur des critères extérieurs à soi. Il faut alors retourner vers son Ombre, l'illuminer et alors seulement reprendre ou rejeter ce qui correspond à soi. Quant au reste, jouer le jeu si nécessaire, mais sans y croire. Les séparations et les différenciations deviennent alors des instruments d'adaptation, et rien de plus.
Comment recouvrer cette sensation première d'être relié à l'univers ? L'homme ne peut rien faire sans que son "Anima" ne soit libérée de sa coloration maternelle, et sans que cette Anima ne remonte dans toute sa puissance originelle. La femme ne peut rien faire tant que son âme n'est pas libérée, elle aussi, de toute emprise maternelle.
Les rêves sont essentiels. Ils mesurent le chemin parcouru. Mais il faut surtout et avant tout que l'homme se rende compte qu'il n'est qu'apparence face à ce qu'il est réellement. Il faut qu'il sache qu'être privé de son Ombre, c'est être en deuil de soi-même. Il faut prendre conscience des canalisations subies, ainsi que des Sur-Moi normaux et anormaux. Il faut prendre conscience de l'existence de cette Ombre dans laquelle on se trouve, et cela doit éclater comme une évidence aveuglante.
De grands rêves peuvent alors se produire, parce que de nouveaux "câblages" ont lieu dans le cerveau. Les grands rêves se dirigent alors vers des essentiels : la poésie, la musique, l'astronomie, la physique, avec les métaphysiques qui leur sont reliées. Ce sont de grands rêves de mandalas, de nombres, de figures géométriques, de labyrinthes illuminés, de cosmos, d'étoiles, de soleils, de vieux sages, de traversées, d'horizons infinis ; de grands rêves, aussi, de liberté éblouissante, de musiques, de dieux...
Pierre Daco - L'interprétation des rêves
